L’école entre dans une période où la qualité d’une production ne suffit plus toujours à démontrer la qualité d’un apprentissage. Cette transformation oblige moins à renoncer aux outils nouveaux qu’à préciser ce que nous voulons réellement faire apprendre.

Changer la preuve.

La bonne question n’est donc pas seulement de savoir si l’élève a utilisé une intelligence artificielle, mais ce qu’il lui a demandé, à quel moment et ce qu’il a ensuite été capable de reprendre à son compte.

« L’enjeu n’est pas d’interdire la machine. Il est de rendre visible ce que l’élève sait réellement faire. »

La réponse pédagogique consiste alors à déplacer une partie de l’évaluation vers l’explication, l’argumentation, la reprise et la capacité à justifier ses choix.

À RETENIR

Une production peut être assistée. La compréhension, elle, doit pouvoir être défendue, reformulée et transférée.

Penser avant de déléguer.

Ce principe ne constitue pas une nostalgie du monde d’avant. Il permet au contraire d’utiliser les technologies les plus puissantes sans perdre de vue la finalité : former un esprit capable de jugement.